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Une auteure bienveillante
Le 29 juillet 2019 | 0 Commentaire(s) | Les fleurs du lac

Les fleurs du lac Une

« Ce qu’il y a de bien avec Christelle Angano, c’est qu’elle sait parler de sujets graves en gardant un certain sourire qui vous guide tout au long de ses livres. Sans juger. Avec bienveillance. »

Extrait de la chronique d’un lecteur sur Les fleurs du lac
Cinq minutes avec Alexandra Rivault
Le 20 juin 2019 | 0 Commentaire(s) | Collisions, Portraits & entretiens
A.Rivault-ConvertImageAlexandra Rivault a toujours été passionnée par la lecture et l’écriture. Elle a travaillé dans le domaine scientifique puis dans les métiers de la qualité et de la gestion des risques. Aujourd’hui chargée de mission indépendante dans le secteur de la santé, elle parvient à se ménager du temps pour écrire. Une histoire lui « démangeait » les doigts depuis plusieurs mois et lui a inspiré la trame de son premier roman, Collisions.

Alexandra Rivault, qui êtes-vous ?

Je suis une touche-à-tout, de nature curieuse, plutôt discrète et optimiste. À un peu plus de 40 ans, j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies, toutes aussi intéressantes les unes que les autres. J’ai ainsi été vendeuse en pâtisserie au Vésinet, biologiste spécialisée en génie génétique en Nouvelle-Zélande, chargée de missions en aéronautique en région parisienne, qualiticienne dans la santé, femme au foyer et maintenant, auto entrepreneur et écrivain dans la Vienne. J’ai fait de mon combat contre la timidité une lutte de tous les jours.


Pour un premier roman, vous n’avez pas choisi la facilité ! Comment est née l’intrigue de Collisions ? Était-elle prévue à l’avance?

J’ai toujours écrit. Je commençais souvent des histoires mais je n’avais jamais réussi à les mener jusqu’au bout. Cela m’a permis de m’essayer à plusieurs styles d’écriture. Toutes ces ébauches ont, bien entendu, fini au fond de la corbeille. L’intrigue de ce premier roman « achevé » m’est venue il y a plusieurs années. À l’époque, j’étais en période de transition dans ma vie et j’avais du temps libre. Je me suis demandée ce que pouvaient ressentir des personnes lambda confrontées à des situations extrêmes, ce qui poussait certains à agir et les motivait dans leurs choix. J’ai eu envie d’écrire sur ce sujet… Voilà comment est née l’histoire. L’intrigue s’est construite au fur et à mesure des pages. Je voulais moi-même être surprise par les rebondissements. En gros, j’ai laissé le temps à mon histoire de mûrir et d’évoluer par elle-même jusqu’à ce que la lectrice que je suis en soit parfaitement satisfaite.


Collisions est un roman choral avec de nombreux personnages. Y a-t-il un personnage que vous préférez ou dont vous vous sentez plus proche ?

J’aime quand il y a du mouvement, de l’entropie, de la diversité. Le monde est fait de tout cela. Et puis, je voulais trouver un moyen pour que les chemins de ces personnages si opposés se croisent. Je n’ai pas réellement de préférence. Chacun de mes personnages porte un peu de moi. D’autant plus qu’il a fallu que je me projette littéralement dans leur esprit, que je leur donne vie, pour ainsi dire, afin de mieux retranscrire leurs émotions ou mieux orienter leurs choix. Que l’on se rassure, je leur laisse tous leurs écarts de conduite qui sortent tout droit de mon imagination et non pas de mon vécu. Pour le reste, j’avoue m’être fortement inspirée de mon entourage pour affiner certains personnages secondaires, jusqu’à leur façon de parler ou de se déplacer. Mais c’est aussi une question de confort : on écrit plus facilement sur ce que l’on connait.


Avez-vous un prochain projet d’écriture ?

Oui. Évidemment. J’ai mis le doigt dans l’engrenage et suis devenue « addict ». Je n’ai malheureusement pas autant de temps que je le voudrais mais mon statut professionnel me permet de me dégager quelques semaines par an dédiées à l’écriture. Et puis, à mon plus grand étonnement, ce sont mes proches qui m’y incitent. Ils veulent une suite à « Collisions ». J’étudie la question mais ai déjà commencé une autre histoire, qui sort tout droit de mes vieux manuscrits inachevés sans jamais avoir totalement quitté mon esprit. J’espère que cette prochaine histoire saura, elle aussi, prendre vie au fil des pages.

 

« Caliéor », le premier roman de Julie Broly, sera bientôt disponible
Le 11 juin 2019 | 0 Commentaire(s) | Caliéor

COLIEOR-couv-une

Sarah, jeune lilloise dynamique, fait ses premiers pas dans le journalisme. Au sein d’un célèbre magazine d’information, elle découvre la réalité d’un métier qu’elle s’imaginait plus trépidant et nourrit l’espoir de délaisser un jour son bureau pour vivre une mission de terrain digne de ce nom. Mais le temps passe, les rêves de Sarah s’envolent, elle sombre dans une mélancolie de laquelle elle ne sortira que le jour où elle se voit enfin confier un premier reportage. Calepin à la main, heureuse comme elle ne l’a pas été depuis longtemps, elle enchaîne les recherches, les enquêtes et les interviews sans imaginer à quel point l’une des rencontres qu’elle va faire va la bouleverser. Elle s’interrogera et cherchera des réponses, mais ses pensées finiront par la hanter et l’obsession prendra doucement le pas sur la raison, la poussant à des bien des choses.

Une très belle découverte

Les fleurs du lac UneJ’ai vraiment aimé ce livre, l’écriture est très belle, lumineuse, j’ai été transportée dans ce petit village d’Éthiopie, je sens encore l’odeur du café. Une très belle découverte que je recommande chaleureusement.

Extrait de la chronique de Mariech, lectrice Babelio et Netgalley
« Collisions », un roman à paraître le 5 juillet
Le 3 juin 2019 | 0 Commentaire(s) | Collisions

COLLISIONS-uneRose-Marie est une femme au foyer qui s’ennuie dans sa vie insipide aux côtés d’un mari volage et de trois grands enfants qui s’éloignent peu à peu du cocon familial. Entre ses tâches ménagères et ses rêves d’indépendance perdus, elle s’isole peu à peu. Aziz, lui, est un petit voyou des quartiers, plutôt introverti, qui vivote au gré de mauvais coups en essayant d’asseoir son statut d’homme au sein de sa famille après la mort de son père et l’incarcération de son frère aîné. Enfin, il y a Nick. Américain, il a tout quitté du jour au lendemain il y a vingt ans pour retrouver son âme sœur en France. Abandonné de tous, seul dans un pays inconnu, ses mauvaises fréquentations ont fait de lui un tueur à gages. Les destins de ces trois personnages vont se croiser, les impacter de façon brutale et les conduire à faire des choix qui auront pour chacun, des conséquences irréversibles. Et si le hasard n’en était pas vraiment un ? Et si notre avenir n’était dicté que par nos choix, nos actes et ceux de nos proches ?

Un premier roman de Alexandra Rivault
Un sujet difficile

Les fleurs du lac UneUn sujet à partager car cette pratique nous paraît archaïque, mais il n’en est rien, elle existe encore. Un exemple est cité avec des parents français qui profitent de vacances au pays (d’origine de la famille) pour faire exciser leur petite fille. Imaginons le traumatisme de l’enfant. Comment se reconstruire après ça ?

Extrait de la chronique sur Les fleurs du lac par Blondes-and-litteraires
Très intéressant de lire un roman qui aborde ce sujet sans jugement.

Les fleurs du lac Une« C’est très intéressant de lire un roman qui aborde ce sujet sans jugement. J’ai été en colère en lisant les raisons émises par les femmes de cette histoire qui continuent à perpétrer cette tradition. Mais il est possible d’aller au-delà et c’est que nous montre Mebrat. »

Extrait de la chronique sur Les fleurs du lac par Dans la tête de Solange

 

Cinq minutes avec Christelle Angano

Christelle-ConvertImage-ConvertImageAprès une enfance et une adolescence itinérantes, Christelle Angano vit aujourd’hui sur la côte normande. Elle est l’auteur de plusieurs romans et ouvrages, dont De vous à moi (Rémanence, 2015) et Le cabanon jaune (Rémanence, 2016). Les fleurs du lac, son 3e roman, vient de paraître. Il se déroule en Éthiopie.


Christelle, qui êtes-vous ?

Qui je suis ? Qui est Christelle Angano ? En fait, je la découvre un peu plus chaque jour… En effet, Angano est un pseudo… Comme une bouffée de liberté, une respiration. C’est tout à fait grisant, comme peut l’être une promenade sur une plage normande. Bref, je suis… en devenir. Je suis ce que mes écrits mais aussi ce que mes lecteurs font de moi, au fil du temps. Une rencontre sans cesse renouvelée.

Quand je ne suis pas Angano, je suis professeur de français en collège. Et j’adore ça. Pourtant c’est un métier aussi passionnant que difficile. Heureusement, je peux changer d’un coup de stylo magique quand j’ai besoin de me couper de mon « quotidien » pour laisser libre cours à mon imagination, à ma créativité.


Les fleurs du lac n’est pas votre premier livre… Comment avez-vous commencé à écrire ? Qu’écrivez-vous ?

Les fleurs du lac est mon troisième roman, c’est aussi mon septième ouvrage. J’ai rencontré l’écriture tardivement, il y a une dizaine d’années. Mon premier livre, autoédité, s’intitulait Itinerrances. Recueil de nouvelles poétiques, préfacé par Philippe Grimbert, cet ouvrage est dédié à Juluan, mon fils disparu. L’écriture avait alors pour vocation d’être « antalgique ». J’ai découvert ainsi la « magie » de l’écriture : chaque lecteur, en lisant le prénom de mon fils, le faisait un petit peu exister. Cela m’a apaisée et Angano a pu naître.

Un autre ouvrage, cette fois édité à La Rémanence a permis à la « magie » de continuer : De Vous à Moi. Cet ouvrage autobiographique a été une belle expérience et le fait qu’il ait été retenu pour le prix Handilivre m’a beaucoup émue.

Mes romans quant à eux, nous emmènent en voyage. Le Maroc pour l’un, la Polynésie française et l’Irlande pour l’autre et enfin, l’Éthiopie pour le dernier. À part le Maroc et l’Irlande que je ne connais pas, je décris des lieux que j’ai connus, où j’ai vécu. Disons que je continue de voyager, mais à travers l’écriture. ce dépaysement me permet de travailler sur les atmosphères, de retrouver des paysages aimés, d’en rêver d’autres.

D’ailleurs, Angano était déjà un clin d’œil à l’Éthiopie car avec la liaison du L de mon prénom, nous arrivons à Langano, lieu chéri de mon adolescence, comme un jardin secret.


Vous avez choisi d’aborder un sujet difficile, et qui, pourrait-on penser « ne vous concerne pas ». Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

En effet, Les fleurs du lac, ont une autre vocation que  de « promener » mes lecteurs et de les dépayser. Avec cet ouvrage, j’aborde le thème, si sensible, de l’excision. C’est une promesse faite à des amies Africaines. Les rejoindre dans leur combat, apporter ma contribution à leur élan, si courageux, si magnifique. L’excision me concerne, en tant que femme, en tant qu’humain. Comment rester indifférente et insensible ? Cela m’était impossible. J’avais besoin d’agir. La vraie difficulté était d’écrire un ouvrage qui traite d’une coutume que j’abhorre en la situant dans un pays que j’aime infiniment. Parler de l’intimité des femmes tout en les préservant, sans les choquer, si possible, délicatement. Au vu des premiers retours, je crois pouvoir dire que le pari est « tenu ».  Peut-être, en fin de compte, peut-on dire que Les fleurs du lac est un ouvrage « engagé »parce que militant. Peut-être… Et même si ce n’est pas bien important, j’en suis très fière.


Qu’est-ce qui caractérise vos écrits ? Comment abordez-vous l’écriture, d’une façon générale ?

Je crois que j’écris pour « créer du lien », comme le renard du Petit Prince. Mes textes sont généralement courts, et j’aime qu’ils soient empreints d’une certaine poésie. J’aime aussi qu’ils soient accessibles, que les mots soient justes mais simples. Apprivoiser les lecteurs, même les plus réticents… Je me souviens d’avoir visité le « gueuloir » de Flaubert, un  auteur que j’aime particulièrement. Aujourd’hui, je comprends ce besoin qu’il avait, mais aussi la frustration que l’on peut éprouver lorsque l’on ne trouve pas le bon mot. Ainsi, j’ai dû apprendre à « prendre mon temps », dixit un auteur-ami qui s’amuse parfois de mon impatience.

De la musique avant toute chose, ce vers de Paul Verlaine a toujours résonné en moi. Ainsi, j’ai besoin de lire mes textes à haute voix, pour qu’ils sonnent, que mon texte soit mélodieux. Dans mon premier roman, Une sonate et la dame de Fécamp, je mets en scène une violoniste, qui, pour une raison que l’on découvre à la fin, décide de mettre ses émotions en musique.

Enfin, il m’arrive également de prêter ma plume à d’autres, en mal de mots. Ainsi, Mémoire de Babouchka, un ouvrage qui a permis à une rescapée des camps, madame Nina Michel, de raconter son enfance, la guerre et les camps, à ses enfants… Quelle expérience et quelle rencontre ! Quel cadeau aussi que cette confiance et cette intimité née de ces entretiens. Encore de la magie et du partage.

L’histoire d’une vie

MESECRIVAINS-couv-UNECe livre, c’est donc d’abord l’histoire d’une vie. Mais c’est aussi, et surtout, le déroulement d’une vie parsemée d’histoires, marquée par une multitude de routes aux traces enfouies. De fait, les chemins apparaissent, les voies s’ouvrent. La voix se libère, résonne, raisonne, se pose, se dépose, s’expose, s’impose pour venir défricher la mémoire, en exhumer les rémanences, en mettre à jour les diverses strates, les couches sédimentées, et ce jusqu’à devenir « l’archéologue de son propre passé ».

Extrait de la chronique sur Mes écrivains par Autofiction.org
Une parfaite maîtrise de l’écriture

ONESTBIENPEU-UneSur le mode de la « nouvelle », ce recueil présente 16 « histoires », mettant en scène un ou plusieurs personnages. Il s’agit toujours d’individus banals, de situations ordinaires, mais qui nous ouvrent une fenêtre sur un genre de « comédie humaine » moderne. On y découvre – à un moment ou un autre – un prétexte immédiat, parfois ancien, pour s’identifier à une situation, se souvenir d’une autre, ranimer un sentiment, une perception, une sensation, une bref instant de vie parfois, tout simplement. […] C’est avec une parfaite maîtrise de l’écriture, un sens du détail faussement simple et anodin que l’auteur parvient admirablement à réussir parfaitement son premier recueil.

Extrait de la chronique sur On est bien peu de chose par Livreslecturescritiques (Masse Critique)