Portraits & entretiens

Articles de presse, interviews, photos : quelques informations pour vous présenter nos auteurs d’une manière plus vivante !

Cinq minutes avec Raphaël Bée
Le 29 juin 2018 | 0 Commentaire(s) | Portraits & entretiens, Shanghai Fan

Raphael-Bee-REDIMRaphaël Bée, est diplômé d’HEC et de lettres modernes à Paris IV-Sorbonne. Il a commencé sa carrière dans la publicité à Paris puis a passé 4 ans à Shanghai pour y développer l’antenne d’une agence de publicité française, en plein boom du digital chinois.

Raphaël Bée, qui êtes-vous ?

Raphaël Bée, presque 30 ans, et je reste bloqué sur 27 dans ma tête. Je travaille dans la publicité et je suis maître de conférence dans plusieurs écoles pour aborder la communication digitale sur les réseaux sociaux chinois. En 2012, je suis effectivement parti en Chine rejoindre une agence de publicité française qui venait d’ouvrir son premier bureau à l’international à Shanghai. Quand je suis arrivé, nous étions quatre. À mon départ quatre ans plus tard, nous étions 150. Ce furent quatre années frénétiques à l’image de la démesure shanghaienne et chinoise.

Shanghai Fan est votre premier roman, comment et pourquoi êtes-vous venu à vous lancer dans l’écriture ?

Une fois de retour en France, la Chine continuait d’occuper mon esprit. Elle me hantait parfois, me manquait souvent. Je me suis dit que l’écriture pouvait contribuer à fixer le souvenir de ces quatre années passées là-bas. Alors que j’entendais beaucoup parler du « France-bashing », j’ai aussi eu envie d’apporter un regard différent, et sans filtre, sur la communauté des expatriés dans un pays qui inspire autant de l’attirance pour beaucoup que de la méfiance pour d’autres. Je souhaite qu’à la lecture, les personnes n’ayant pas connu de séjours longs en Chine se disent « ce n’est pas possible, tout est inventé » et qu’au contraire, celles ayant vécu ou vivant toujours là-bas se reconnaissent dans les personnages du roman et leurs (més)aventures.

Votre style est direct, parfois cru…

Shanghai n’est pas une ville tendre, le style cru me sert à l’évoquer. Aussi, j’étais tombé dans la saga Vernon Subutex peu de temps avant l’écriture de Shanghai Fan, et je me suis plongé dans toute l’œuvre de Virginie Despentes, de Baise-Moi à Apocalypse Bébé – mon favori – lorsque j’écrivais. Ce doit y être pour quelque chose…

À la fin du roman, on ne sait pas ce qu’il advient de Clem, pour quelle(s) raison(s) ?

On sait quand on entre dans Shanghai, on ne sait jamais quand ni comment on en ressort. Plutôt que d’apporter des réponses, j’ai fait le choix de laisser des questions en suspend. À sa place, que feriez-vous ?

Réfléchissez-vous à un second roman ?

Oui. Deux pistes qu’il serait intéressant de creuser : une autour d’un fait divers récent dont les multiples rebondissements et zones d’ombre nourriraient bien un nouveau roman ; une autre davantage inspirée d’Instagram et des relations que nous pouvons avoir avec les influenceurs de ce réseau… je n’ai pas encore tranché mais j’aimerais démarrer bientôt !

Cinq minutes avec Roger Raynal
Le 5 juin 2018 | 0 Commentaire(s) | Et il neigeait sur le Japon, Portraits & entretiens

RogerRaynal-NetBRoger Raynal est originaire du Sud-Ouest de la France, où il réside toujours. Scientifique, professeur de biologie et grand admirateur de la culture japonaise classique, il a toujours été attiré par l’écriture. Après plusieurs ouvrages scolaires et universitaires, Et il neigeait sur le Japon est son premier roman.

Roger Raynal, qui êtes-vous ?

Qui peut, en réalité, répondre à cette question ? Je suis un homme amoureux de la lune, des étoiles et de toutes les histoires qu’elles peuvent nous inspirer lorsqu’elles nous font rêver. Sensible à la beauté des êtres, des choses et des instants, j’ai voulu mieux les connaitre. Je suis donc devenu un scientifique, un chercheur, avant d’être un professeur, mais mon cœur est toujours resté celui d’un amateur de lettres. L’écriture, d’une nécessité, s’est rapidement muée en plaisir, puis en condition impérieuse d’une certaine quiétude de vivre. Je l’ai d’abord cultivée professionnellement, puis en réalisant des traductions, mais je ne suis jamais autant moi même que dans les fictions auxquelles j’essaye d’insuffler un peu de vie.

D’où vous est venue cette belle histoire ?

C’est difficile à dire. Sait-on d’où nous viennent-elles ? Au début, je n’ai que la dernière phrase du roman qui s’imposait en moi. Pendant des années, je n’ai pas osé l’écrire, et le début de l’histoire se construisait tout seul au fil de mes rêveries mélancoliques. N’ayant jamais été des hommes qui plaisent aux femmes, j’ai voulu écrire l’histoire d’amour, douce, délicate et désespérée que j’aurai rêvé de vivre dans ma jeunesse. J’ai voulu un texte empreint de ce que l’on appelle au Japon mono no aware, la douce mélancolie des choses. J’ai commencé à écrire sans plan défini, et le roman s’est construit de lui-même au fil des jours. Mon seul repère, c’était sa dernière phrase. Toutes les pièces se sont agencées au fil des pages où j’ai voulu rendre hommage aux auteurs, européens ou japonais, qui m’ont ébloui de leurs talents.

Comment présenteriez-vous votre style aux lecteurs ?

Si je résume ce qu’en ont dit mes lectrices, je dirais que j’aime exprimer les nuances, la délicatesse… Avec un style qui joue avec les phrases longues et ne dédaigne pas un vocabulaire parfois soutenu, au service de la description des sentiments. J’aime à décrire les douceurs des élans du cœur, les moments où le monde s’emplit de beauté, même pour une seule seconde… J’accorde une grande importance à la musicalité de la phrase, comme si mes textes devaient être dits.

Pourriez-vous nous parle de votre lien avec le Japon ?

Tout a commencé par un roman, « Le pavillon d’or », de Mishima, qui était au programme de ma classe en français, en classe de math sup. J’ai été frappé par l’auteur et l’histoire, engageant de passionnantes discussions avec ma professeur de l’époque, à qui je dois beaucoup. J’ai lu à ce moment d’autres romans d’auteurs japonais, afin de comparer cette œuvre avec d’autres, et de mieux la comprendre. Puis s’ensuivit une longue éclipse de vingt ans où les nécessités de la vie me tinrent un peu éloigné de l’écriture. Je commençais toutefois, comme un simple exercice intellectuel, l’apprentissage du japonais (dans laquelle je n’ai hélas guère progressé). Enfin, il y a quelques années, je pus faire le voyage dont je rêvais, et je passais deux semaines merveilleuses à Tokyo. Ce fut une révélation esthétique et artistique. Au retour, je commençais à écrire et à lire les auteurs classiques, comme Kawabata et Tanizaki, et Mishima bien entendu, dont je lus les principaux ouvrages. J’étudiais également l’histoire du Japon, ainsi que sa philosophie et ses auteurs plus anciens, comme Jippensha Ikku ou des poètes comme Soseki et Kafu. Je découvris aussi les écrivains contemporains comme Keigo Igashino ou Yoko Ogawa, et des éléments beaucoup moins « culturels », mais très amusants, comme les groupes de J. pop ou les manga d’Akira Toriyama…

Le Japon est pour moi une terre d’inspiration. Une civilisation différente, moderne sans être occidentale. J’ai déjà réfléchi à deux prochains romans et un recueil de nouvelles qui s’y dérouleront, à des époques variées, et j’ai prévu d’y retourner dans les années à venir.

 

Interview d’Annick Boisset par la librairie Feedbooks
Le 21 mars 2018 | 0 Commentaire(s) | Les boutons de Jéricho, Portraits & entretiens, Presse

Les boutons - UneIl s’agit de votre premier roman. Je trouve que vous avez bien réussi à échapper au piège de vouloir tout raconter. Mais tout de même, quelles sont vos chimères d’écrivaine?

J’ai l’esprit très synthétique cela m’a peut-être permis d’éviter cet écueil !

Comme vous le soulignez « Les boutons de Jéricho » est mon premier roman, j’ai donc encore beaucoup de rêves d’écriture ! Je travaille actuellement sur mon deuxième roman qui je l’espère verra le jour dans quelques années. Je pense que ce sera une belle réalisation si j’y arrive.

Pourriez-vous nous dire en quelques mots qu’est-ce qui vous a conduit à écrire ?

Ma réponse est très banale car j’écris depuis mon plus jeune âge ! J’ai énormément d’imagination. Je pense que c’est ce qui me pousse à l’écriture.

Extrait de l’interview d’Annick Boisset par la librairie Feedbooks.
Denis Brillet et « Arc atlantique » dans Femme Actuelle Jeux
Le 6 mars 2018 | 0 Commentaire(s) | Arc atlantique, Portraits & entretiens, Presse

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Portrait de Annick Boisset dans SMH
Le 6 août 2017 | 0 Commentaire(s) | Les boutons de Jéricho, Portraits & entretiens, Presse

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Texte paru dans la magazine de la ville de Saint-Martin d’Hères et reproduit dans son intégralité ci-dessous

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Cinq minutes avec Elisa Tixen
Le 20 juin 2017 | 1 Commentaire(s) | Portraits & entretiens

tixen elisaOriginaire de Reims, Élisa Tixen s’est installée en Aquitaine en 1998. Un coup de cœur pour cette région où elle situe son premier roman, Sans traces apparentes. Elle est l’auteur de plusieurs nouvelles dont Fenêtre sur la Lande, primée aux concours de Mably et de Saint-Pierre-du-Mont.

 

 

 

 

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Odile Gapillout
Le 29 novembre 2016 | 1 Commentaire(s) | Portraits & entretiens, Temps couvert... pas de vent

shutterstock_237874402Chers lecteurs, chers amis,

C’est avec une grande tristesse que je vous fais part du décès de l’une des nôtres, Odile Gapillout, survenu au début du mois de novembre.

Au nom des éditions de la Rémanence, de ses auteurs, ses collaborateurs, j’adresse mes pensées émues à sa famille et à ses proches.

De ceux d’entre nous qui l’ont connue et côtoyée, Odile laissera le souvenir d’une belle personne, agréable, souriante, simple et discrète. Lorsqu’elle prenait place à l’occasion d’une dédicace, elle posait sur sa table, outre ses livres, quelques fleurs, quelques bonbons sur de petits napperons brodés. C’était sa façon de saluer ceux qu’elle rencontrait, de les inviter à partager quelques instants chez elle, avec elle, en toute simplicité.

Le style d’Odile, c’était elle. Elle écrivait en retenue, en creux, sans jamais aucun mot superflu. Elle écrivait aussi des silences, dans lesquels chacun pouvait se réfugier à sa guise.

Ses mots lui survivront. Ce sont comme des petites bougies dont les flammes vacillent mais résistent, et qui éclairent vaille que vaille.

Lui rendre hommage, c’est également rendre hommage à son œuvre. (suite…)

Cinq minutes avec Damien Personnaz
Le 13 octobre 2016 | 0 Commentaire(s) | Portraits & entretiens, Travers de routes

D PersonnazDamien Personnaz est un journaliste, écrivain et géographe franco-suisse. Après des études de géographie tropicale à Bordeaux et de géopolitique à Genève, il devient journaliste dans un quotidien genevois avant de s’engager pendant plus de vingt ans auprès de la Croix-Rouge internationale et de l’UNICEF, en Afrique, en Asie et en Europe. Passionné d’îles lointaines, difficiles d’accès et peu connues, il est l’auteur de Sept oasis des mers (2008) et de Cinq petits mondes (2013). Travers de routes, édité aux éditions de la Rémanence en 2014, est le  premier de ses ouvrages consacré à son expérience humanitaire.

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Cinq minutes avec Pierre-Alain Gasse
Le 14 juillet 2016 | 0 Commentaire(s) | L'Indonésienne, Portraits & entretiens

PIERRE ALAIN GASSEPierre-Alain GASSE écrit depuis 1981, en français et en espagnol. Éclectique et inclassable, ses maîtres sont principalement sud-américains : Rulfo, García Márquez, Benedetti. Et aussi, un Français, inégalable à ses yeux : Maupassant. De la nouvelle, il pratique tous les genres et a édité plusieurs recueils ainsi qu’un roman court aux ed. de la Rémanence : L’Indonésienne.

 


Pierre-Alain, qui êtes-vous ?

De mère normande et père breton, fils d’artisan menuisier et d’agricultrice, aîné de quatre garçons, après des études littéraires, J’ai mené une carrière d’enseignant de langues vivantes à Saint-Brieuc, tout en taquinant la plume en secret.


Vous êtes nouvelliste. Quand et comment avez-vous commencé à écrire ? Pourquoi des nouvelles ?

 En 1995, dans le cadre d’un travail donné à des élèves de Terminale, j’ai écrit un pastiche d’une courte nouvelle fantastique de l’écrivain espagnol Juan José Millás. Je n’ai pas arrêté depuis, abordant tous les sous-genres ou presque  : policier, noir, fantastique, humoristique, romanesque, social, pour enfants, d’autofiction… avec une prédilection cependant pour le noir et l’autofiction. (suite…)

Cinq minutes avec Héloïse Combes
Le 26 mai 2016 | 0 Commentaire(s) | Mon bel orage, Portraits & entretiens

Héloise Combes NBChanteuse, auteur-compositeur, écrivain et photographe, Héloïse Combes est une artiste aux territoires variés. Elle est l’auteur à la Rémanence du roman Mon bel orage et de plusieurs autres livres parus ou à paraître chez divers éditeurs.


Héloïse, qui êtes-vous ?

Difficile de répondre simplement à une telle question  !

Il paraît que, comme vous l’avez dit, je suis chanteuse, auteur-compositeur, écrivain et photographe… Mais je suis avant tout un être humain qui essaie de vivre au plus près de ses valeurs, et j’aime les chemins de traverse, la nature, la poésie. Et puis je suis une maman.


À quand remonte l’écriture pour vous ?

Je ne sais plus… Depuis ma plus tendre enfance, j’ai vu ma mère un stylo ou un livre à la main. C’est elle qui m’a donné le goût des mots, le goût de mettre des mots sur des émotions. (suite…)