Le cabanon jaune
Cinq minutes avec Christelle Angano

Christelle-ConvertImage-ConvertImageAprès une enfance et une adolescence itinérantes, Christelle Angano vit aujourd’hui sur la côte normande. Elle est l’auteur de plusieurs romans et ouvrages, dont De vous à moi (Rémanence, 2015) et Le cabanon jaune (Rémanence, 2016). Les fleurs du lac, son 3e roman, vient de paraître. Il se déroule en Éthiopie.


Christelle, qui êtes-vous ?

Qui je suis ? Qui est Christelle Angano ? En fait, je la découvre un peu plus chaque jour… En effet, Angano est un pseudo… Comme une bouffée de liberté, une respiration. C’est tout à fait grisant, comme peut l’être une promenade sur une plage normande. Bref, je suis… en devenir. Je suis ce que mes écrits mais aussi ce que mes lecteurs font de moi, au fil du temps. Une rencontre sans cesse renouvelée.

Quand je ne suis pas Angano, je suis professeur de français en collège. Et j’adore ça. Pourtant c’est un métier aussi passionnant que difficile. Heureusement, je peux changer d’un coup de stylo magique quand j’ai besoin de me couper de mon « quotidien » pour laisser libre cours à mon imagination, à ma créativité.


Les fleurs du lac n’est pas votre premier livre… Comment avez-vous commencé à écrire ? Qu’écrivez-vous ?

Les fleurs du lac est mon troisième roman, c’est aussi mon septième ouvrage. J’ai rencontré l’écriture tardivement, il y a une dizaine d’années. Mon premier livre, autoédité, s’intitulait Itinerrances. Recueil de nouvelles poétiques, préfacé par Philippe Grimbert, cet ouvrage est dédié à Juluan, mon fils disparu. L’écriture avait alors pour vocation d’être « antalgique ». J’ai découvert ainsi la « magie » de l’écriture : chaque lecteur, en lisant le prénom de mon fils, le faisait un petit peu exister. Cela m’a apaisée et Angano a pu naître.

Un autre ouvrage, cette fois édité à La Rémanence a permis à la « magie » de continuer : De Vous à Moi. Cet ouvrage autobiographique a été une belle expérience et le fait qu’il ait été retenu pour le prix Handilivre m’a beaucoup émue.

Mes romans quant à eux, nous emmènent en voyage. Le Maroc pour l’un, la Polynésie française et l’Irlande pour l’autre et enfin, l’Éthiopie pour le dernier. À part le Maroc et l’Irlande que je ne connais pas, je décris des lieux que j’ai connus, où j’ai vécu. Disons que je continue de voyager, mais à travers l’écriture. ce dépaysement me permet de travailler sur les atmosphères, de retrouver des paysages aimés, d’en rêver d’autres.

D’ailleurs, Angano était déjà un clin d’œil à l’Éthiopie car avec la liaison du L de mon prénom, nous arrivons à Langano, lieu chéri de mon adolescence, comme un jardin secret.


Vous avez choisi d’aborder un sujet difficile, et qui, pourrait-on penser « ne vous concerne pas ». Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

En effet, Les fleurs du lac, ont une autre vocation que  de « promener » mes lecteurs et de les dépayser. Avec cet ouvrage, j’aborde le thème, si sensible, de l’excision. C’est une promesse faite à des amies Africaines. Les rejoindre dans leur combat, apporter ma contribution à leur élan, si courageux, si magnifique. L’excision me concerne, en tant que femme, en tant qu’humain. Comment rester indifférente et insensible ? Cela m’était impossible. J’avais besoin d’agir. La vraie difficulté était d’écrire un ouvrage qui traite d’une coutume que j’abhorre en la situant dans un pays que j’aime infiniment. Parler de l’intimité des femmes tout en les préservant, sans les choquer, si possible, délicatement. Au vu des premiers retours, je crois pouvoir dire que le pari est « tenu ».  Peut-être, en fin de compte, peut-on dire que Les fleurs du lac est un ouvrage « engagé »parce que militant. Peut-être… Et même si ce n’est pas bien important, j’en suis très fière.


Qu’est-ce qui caractérise vos écrits ? Comment abordez-vous l’écriture, d’une façon générale ?

Je crois que j’écris pour « créer du lien », comme le renard du Petit Prince. Mes textes sont généralement courts, et j’aime qu’ils soient empreints d’une certaine poésie. J’aime aussi qu’ils soient accessibles, que les mots soient justes mais simples. Apprivoiser les lecteurs, même les plus réticents… Je me souviens d’avoir visité le « gueuloir » de Flaubert, un  auteur que j’aime particulièrement. Aujourd’hui, je comprends ce besoin qu’il avait, mais aussi la frustration que l’on peut éprouver lorsque l’on ne trouve pas le bon mot. Ainsi, j’ai dû apprendre à « prendre mon temps », dixit un auteur-ami qui s’amuse parfois de mon impatience.

De la musique avant toute chose, ce vers de Paul Verlaine a toujours résonné en moi. Ainsi, j’ai besoin de lire mes textes à haute voix, pour qu’ils sonnent, que mon texte soit mélodieux. Dans mon premier roman, Une sonate et la dame de Fécamp, je mets en scène une violoniste, qui, pour une raison que l’on découvre à la fin, décide de mettre ses émotions en musique.

Enfin, il m’arrive également de prêter ma plume à d’autres, en mal de mots. Ainsi, Mémoire de Babouchka, un ouvrage qui a permis à une rescapée des camps, madame Nina Michel, de raconter son enfance, la guerre et les camps, à ses enfants… Quelle expérience et quelle rencontre ! Quel cadeau aussi que cette confiance et cette intimité née de ces entretiens. Encore de la magie et du partage.

Un roman agréable à lire

LECABANONJAUNE-uneL’intrigue est prenante, l’écriture est souple et agréable à lire. Ce roman […] m’a amenée à réfléchir sur des notions essentielles parlant à tous et toutes : la vie, la mort, l’amour, l’amitié, la famille. Il m’a emmené en voyage aussi bien géographiquement « qu’intérieurement ». Bref une lecture agréable !

Avis de Marie67310
« Le cabanon jaune » sur le blog Il était un livre
LECABANONJAUNE-uneÀ travers le voyage de Cloé, tant au sens propre que figuré, Christelle Angano aborde des questions existentielles telles que l’attachement, la mort, la famille, l’amour, la confiance et le secret, qui confèrent une certaine profondeur à l’histoire, sans pour autant qu’elles pèsent sur le lecteur. La plume est légère et fluide, ajoutant un peu de poésie à un monde plutôt rude. La culture locale, notamment les chansons, ajoute une touche de couleur et d’exotisme à l’intrigue. Tout est contrastes et perceptions, avec un véritable effet dépaysant.
Le cabanon jaune est une lecture rafraîchissante qui m’a beaucoup touchée. Je recommande ce livre à tous ceux qui ont envie de voyager et qui comprennent que la vie n’est jamais aussi simple qu’il y paraît.
Extrait de la chronique du roman Le cabanon jaune sur le blog Il était un livre
Dur, dur de lâcher « Le cabanon jaune »

LECABANONJAUNE-uneDur, dur de lâcher « Le cabanon jaune » de Christelle Angano tellement j’ai été plongée dans l’intrigue ! Déjà, le cadre m’a emballée : les cotes normandes et Honfleur plus précisément, que j’ai eu l’occasion de découvrir il y a quelques années, lors de de vacances en Normandie. Et puis, il y a Cloé, un brin de femme très attachant, surnommé « Le moineau » par les habitants. Le tout fait qu’on est embarqué rapidement dans cette enquête qui se déroule sur plusieurs années. Le roman s’apparente plus au drame qu’au thriller ou au polar. C’est sans doute pour cela qu’il m’a plu. Ici, il n’est pas question de policiers ou d’inspecteurs mais d’une jeune femme déterminée et prête à tout pour retrouver l’être le plus cher à ses yeux. En somme, « Le cabanon jaune » est une très très belle histoire, que je recommande à tous ceux qui sont en manque d’air iodé !

Extrait de la chronique du roman sur le blog Comme dans un livre
Christelle Angano et « Le cabanon jaune » dans le journal Ouest-France
Le 12 avril 2016 | 0 Commentaire(s) | Le cabanon jaune, Presse

ouest france 12-04-16

Une écriture agréable et prenante

LECABANONJAUNE-uneSur fond marin, Christelle Angano nous entraîne par l’intermédiaire de Cloé dans une quête de soi. Si l’ambiance de cette histoire est incontestablement marine, il s’agit plus d’un cadre de narration que d’une histoire de mer pure et dure […] Nous avons donc une jeune femme dont Honfleur, petit village de pêcheurs, est le foyer idéal, mais quelques événements vont survenir et l’amener à réagir et se poser un certain nombre de questions. Et là tout le talent de l’auteur va être de nous faire partager les émotions, les sentiments et les doutes de Cloé sur les valeurs qu’elle tenait pour acquises. Pour cela, elle aborde un certain nombre de thèmes intéressants sans tomber dans la facilité, le tout à travers une écriture agréable et prenante.

Extrait de la chronique du roman Le cabanon jaune
NousLisons – 03/04/16
http://www.nouslisons.fr/?action=fiche&id=29256

Une jolie critique du « Cabanon jaune » sur le site Reflets du temps

« Qu’est-ce qu’un bon livre ?

LECABANONJAUNE-uneMais qu’est-ce qu’on attend d’un bon livre ? Sa cuisine ? sa facture ? on pourrait dire : son contrat ? avec cet autre incontournable, le lecteur.

L’architecture d’une vraie histoire, d’abord ; fil rouge auquel on se tiendra durant la traversée. Ça doit tenir la route (enfin, la mer !). Vraisemblable, apte à tous les transferts, passionnante au point que comme les gosses, on veut savoir la suite. L’envie – la faim – de ce derrière la page, qui donne les bottes de sept lieues au lecteur ; ça compte. Ici, un récit de mers, d’Iles – bords de mers, pleine mer, gens de mer – ; l’univers de l’auteure, qu’elle connaît sur le bout. Un vieux marin disparaît dans l’océan ; sa fille est suspendue à sa recherche – par monts et par vaux, dirait-on ailleurs ; là, par vagues et mers de par le monde. Disparu, mais comment ? Vraiment disparu ? Croyez-vous.

Des personnages. Point trop n’en faut, comme en bonne cuisine, mais des goûteux ; de premier et d’arrière plan ; ici, à l’image de la vivacité de l’auteure, qu’on n’attende pas des fonds d’écran prétexte ou immobiles ; le personnage est « acteur », juste à sa place ; hauteur variable, simplement. Un panier de fruits – colorés, odorants, palpables, du Pays d’Auge à deux pas d’Honfleur, des Iles de la Société, ou des Marquises alanguies, peut-être, ou encore de ces bourgs d’Irlande ? Chacun d’entre nous trouvera personnage à son pied : Chloé, la fine, acide, ou acidulée héroïne : « menue, fluette, un peu garçon manqué… elle porte toujours les blue-jeans, la même marinière et les espadrilles ». Au menu, encore, le parrain taiseux, hargneux, qui nous intrigue d’entrée, et qui en séduira plus d’un, ou un drôle de prince charmant pas du tout style conte d’enfant sage, venu sur le voilier-type qu’on imagine dans le bassin d’Honfleur, quérir la belle, pour « escaler » dans la verte Irlande côté Cork, et au bout du monde en Polynésie… mais, au fait, que fait-il en Normandie, celui-ci ? Voyage initiatique, de la plus belle eau, mené tambour battant…

Le décor. Qu’est-ce qu’un livre d’extérieur sans autre chose que de vagues noms de lieux, trois mouettes et deux bars à marins. Aussi important et difficile qu’une toile de maître, le décor. Mais Christelle Angano doit être peintre, via ses mots, des cieux de Normandie (comme elle les connaît bien !) au vert-bleu piquant des côtes irlandaises, et semble à ses heures avoir été la vahiné des terres « au temps qui s’immobilise… ces Marquises, l’archipel rebelle »de Brel. Dépaysant – détails à la justesse de documentariste. Prenant.

L’épaisseur psychologique de l’intrigue, des actants de l’affaire – du ventre ou pas, des c… ou pas. De la chair, en somme, ou une fadeur cosmétique. Ici, foin de ces à peu près, aux caractères postiches et convenus. Là, tous ont ce quelque chose du vrai, ce goût de Calvados, « pas pour les touristes ». Chloé, dans son rapport à son époque, ses ressentis, ses blocages, ses élans, ses failles, est un « grand » personnage qu’on adopte, qui nous suivra dans un coin de mémoire, qu’on cherchera de l’œil, sur les quais de Honfleur, ou au débarcadère sur les lagons là-bas, où voudront aller les plus chanceux des lecteurs. »

Reflets du temps, 12 mars 2016
http://www.refletsdutemps.fr/index.php/thematiques/culture/litterature/item/qu-est-ce-qu-un-bon-livre

Christelle Angano présente « Le cabanon jaune » sur RCF
Le 10 mars 2016 | 0 Commentaire(s) | Le cabanon jaune, Presse

rcfLundi 7 mars, Christelle Angano a été invité dans l’émission « Des livres et nous » pour présenter « Le cabanon jaune ».
https://rcf.fr/embed/1247801

« Le cabanon jaune », retour des premiers lecteurs
Le 7 mars 2016 | 0 Commentaire(s) | Le cabanon jaune

LECABANONJAUNE-uneJ’ai passé un très bon moment de lecture avec le cabanon… […] L’intrigue m’a surpris et charmé, les décors sont fantastiques et super bien décrits… quant aux personnages, ils ont si bien pris vie sous mes yeux que les ai aimés…. ou haïs avec beaucoup de conviction ! Un excellent roman que j’aurai plaisir à relire. J.C.

Au milieu d’une pile de livres à lire, j’ai eu envie de prendre le large en lisant « Le cabanon jaune » de Christelle Angano et je ne regrette pas cette escapade. Un voyage pratiquement sans escales puisque je n’ai pas beaucoup lâché le bouquin jusqu’à sa dernière phrase.
J’ai été dès les premières pages charmée et captivée. […] J’étais peut-être en manque d’iode. De poésie aussi. J’ai eu ma dose.
Ce récit ne laisse rien au hasard et j’aime ça. Il a tout pour plaire à ceux qui sont adeptes des histoires bien construites. […] Les personnages y sont aussi authentiques et attachants que le style de l’auteure.
[…] Lecture que je ne peux que recommander donc. Pousser la porte de ce fameux cabanon jaune, c’est se laisser agréablement happer et surprendre. S.C.

Dévoré, je l’ai dévoré dans le train hier ce livre, formidable ! Vraiment, c’est une lecture qui tient en haleine, et j’aime cette écriture au service des personnages.
La trame romanesque est forte, les situations si bien décrites qu’on y va en ayant un peu de mal à laisser le livre tant l’ambiance nous enserre… A.S.

Que de bonheur de lire ce livre ! Je suis même un peu triste de ne pas avoir la suite sous la main pour retrouver ces personnages si attachants ! P.

Le cabanon jaune… J’ai aimé. Je suis toujours sensible à la façon de rendre les sensations, particulièrement ici dans le lien qui unit des êtres à des lieux, à la capacité à surprendre le lecteur, à créer des personnages attachants, à faire que l’on se sente en vie.
Le roman, plus développé que le premier, a davantage construit les personnages et l’histoire, même si, je l’avoue, j’avais été plus « touchée » en lisant Une sonate et la Dame de Fécamp.
L’auteur a très bien montré le rôle symbolique des personnages rencontrés par Cloé. Je me suis plu en Normandie, dans les eaux et les forêts ; à Honfleur, aux Marquises, partagée entre les vivants et les morts. C’est universel je crois, et c’est ce que recherche un livre ; on voyage et on reste un peu chez soi aussi. K.

Les éditions remercient chaleureusement ces premiers lecteurs de nous avoir rédigé quelques lignes.

Le cabanon jaune, Christelle Angano, 204 pages, 16 euros

Christelle Angano et « Le cabanon jaune » dans le journal Ouest France
Le 27 février 2016 | 0 Commentaire(s) | Le cabanon jaune

ouest France honfleur fev 2016