Travers de routes

Mémoires de Damien Personnaz
Collection Traces – octobre 2014

Cinq minutes avec Damien Personnaz
Le 13 octobre 2016 | 0 Commentaire(s) | Portraits & entretiens, Travers de routes

D PersonnazDamien Personnaz est un journaliste, écrivain et géographe franco-suisse. Après des études de géographie tropicale à Bordeaux et de géopolitique à Genève, il devient journaliste dans un quotidien genevois avant de s’engager pendant plus de vingt ans auprès de la Croix-Rouge internationale et de l’UNICEF, en Afrique, en Asie et en Europe. Passionné d’îles lointaines, difficiles d’accès et peu connues, il est l’auteur de Sept oasis des mers (2008) et de Cinq petits mondes (2013). Travers de routes, édité aux éditions de la Rémanence en 2014, est le  premier de ses ouvrages consacré à son expérience humanitaire.

(suite…)

Il n’explique pas, il constate…

TRAVERS-uneUn bouquin à rapprocher de celui de Tiziano Terzani, Lettres contre la guerre. Là où T. Terzani parle de spiritualité et de recherche de la paix, Damien Personnaz montre ce qu’il a vu : l’horreur parfois, la peur souvent, la misère, les gens qui s’entretuent, des mères prêtes à donner leurs enfants pour qu’ils aient une chance de s’en sortir sans devenir des enfants-soldats. Il n’explique pas, il constate, même si parfois il remonte aux sources du conflit pour qu’on puisse mieux comprendre. J’ai lu ce recueil avec le sentiment bizarre de me sentir nanti, bien au chaud sur mon canapé, et dans le même temps impuissant à faire quoi que ce soit pour lutter contre ces fléaux. Tellement impuissant que ces guerres durent encore et toujours, qu’elles se déplacent de quelques kilomètres. C’est la raison des conflits qui change, il y a vingt ou trente ans, il était question de territoires, d’ethnies qui ne pouvaient plus se supporter. Aujourd’hui, on parle plus de religion, mais les combattants sont les mêmes et les victimes également.

Le blog d’Yv – 9/12/2015
http://www.lyvres.fr/2015/12/travers-de-routes.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_share_auto

Retour du Mass Critique pour « Travers de routes »

TRAVERS-une     babélio masse critique

Mass Critique septembre 2015

Un grand merci à tous les lecteurs pour ces chroniques.

Par bookworm23, le 02 novembre 2015

Une magnifique découverte, tant par cette maison d’Edition que je ne connaissais pas que par le texte en lui-même. (suite…)

« Des récits bien écrits, touchants […] qui invitent le lecteur à réfléchir »
9791093552095Je remercie les Éditions Rémanence de m’avoir suggéré et envoyé ce livre, que j’ai lu en deux soirées seulement !  Travers de route est un voyage au cœur de l’humanitaire dans les « pays de l’urgence silencieuse », raconté avec beaucoup de sensibilité et d’humilité. […]

Des récits bien écrits, touchants, sans pathos pourtant, sans idéalisme non plus, qui invitent le lecteur à réfléchir. »

Un très beau témoignage, très juste, ni condescendant, ni larmoyant…
Le 6 octobre 2015 | 0 Commentaire(s) | Presse, Travers de routes
Chronique de Travers de routes sur le site de L’Étudiant autonome

9791093552095Cette semaine, on change de registre pour la chronique littéraire. Travers de routes est le premier ouvrage de Damien Personnaz consacré à son expérience humanitaire en tant que journaliste. Un voyage à travers l’Afrique du Sud, l’Inde, le Pakistan, le Libéria, l’Angola…

Damien Personnaz est un journaliste, écrivain et géographe franco-suisse. D’abord journaliste dans un quotidien genevois, il s’engage ensuite pendant plus de vingt ans auprès de la Croix-Rouge internationale et de l’Unicef, en Afrique, en Asie et en Europe. On découvre avec lui des pays aux coutumes très différentes et aussi beaucoup de misère, qu’on ne peut qu’imaginer. Le témoignage humanitaire est rempli d’histoires marquantes. Par exemple, lors d’un passage au Rwanda, une femme qui a perdu ses deux enfants et son mari dans le génocide, demande à Damien de les enterrer dignement alors qu’ils ont été jetés dans un trou près des ordures, comme des animaux, après avoir été abattus sauvagement. (suite…)

Une belle découverte qui remue la tête et les tripes…
Le 1 octobre 2015 | 0 Commentaire(s) | Travers de routes
Chronique de Travers de routes par Stéphanie Chaulot dans le cadre de l’opération Mass Critique de Babelio.

9791093552095L’humanitaire n’a jamais été un long fleuve tranquille. Connaissant un peu le sujet, je m’y attendais, mais je ne pensais pas que la lecture de Travers de routes de Damien Personnaz, m’entraînerait autant. L’auteur prévient pourtant dès la 4ème de couverture : « voyager, c’est voir le monde tel qu’il est et non pas comme on voudrait qu’il soit. » Et là, il tape en plein dans le mille.

À travers des fragments d’anecdotes liés à ces différents voyages, Damien Personnaz dresse un état des lieux du monde humanitaire sans tabou, sans filtre. On pourrait presque dire « âmes sensibles s’abstenir », mais en fait non, il ne faut surtout pas, il faut le lire pour que justement on se rende compte de ce que c’est, de ce qu’il se passe vraiment là-bas. (suite…)

Un récit passionnant
 J’ai beaucoup aimé ce récit, que j’ai trouvé d’une étonnante sincérité et dépourvu de leçons de morale ou de certitudes bon marché. Tout en partageant moments de grâce et belles rencontres faites au fil des années, Damien Personnaz ne cache ni le plaisir égoïste éprouvé sur le terrain, ni les faiblesses de l’humanitaire, ni la bonne dose de réalisme dont il faut faire preuve. […] Travers de route est un récit passionnant, vivant et touchant, qui interroge notre vision de l’humanitaire et du monde en général. Son seul défaut est peut-être sa brièveté, qui laisse l’impression que bien d’autres choses aurait pu être dites. On en ressort avec l’envie de passer une après-midi à discuter voyages, géopolitique et de la vie tout court avec son auteur…
Travers de routes dans la sélection finale du Prix Pierre Loti 2015
Le 13 février 2015 | 0 Commentaire(s) | Prix littéraires, Travers de routes

Nous sommes très heureux que notre livre ait été retenu et nous attendons avec impatience les résultats qui seront proclamés au début du mois d’avril. Félicitations, d’ores et déjà, à Damien Personnaz.

Le Prix Pierre Loti à Hendaye a pour objet de récompenser la qualité littéraire et humaine du meilleur récit de voyage d’exploration, scientifique, touristique ou autre en première édition (en langue française) et dont l’auteur est vivant. Il concerne les ouvrages publiés entre le 1er  janvier et le 31 décembre de l’année qui précède son attribution.

Lauréats des années précédentes :

  • 2014 : Jean-Christophe Rufin, Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi ,  éd. Guérin et, avec photos, Gallimard
  • 2013 : Claire et Reno Marca, Journal de la mer d’Arabie, du Yemen à l’Inde dans le sillage de dhows , éd. La Martinière
  • 2012 : Corentin de Chatelperron, L’Aventure de Tara Tari , éd. La Découvrance
  • 2011 : Florent Chavouet, Manabe Shima , Philippe Picquier
  • 2010 : Ludovic Hubler, Le Monde en stop , Géorama
  • 2009 : Nicole Bouyala, Cargo Solo , éd. Pimientos
  • 2008 : Bruno Paulet, Mémoires des Sables , éd. Olizane
  • 2007 : Philippe Sauve, Sibéria , éd. Presses de la Renaissance
Un beau retour de lecture pour Travers de route sur le blog d’auteur de Claude Colson
Le 5 février 2015 | 0 Commentaire(s) | Travers de routes

9791093552095

Mon avis : un livre terrible et beau.

Il commence, l’air de rien, par une remarquable préface de l’auteur dissertant en quelque sorte sur l’art de la nuance.

Bientôt viennent les premières émotions, encore anodines – ou presque en regard de ce qui va suivre – comme la scène le l’adieu contraint au chien ami.

Puis on s’enfonce dans la misère des pays en guerre – civile ou pas. Ironie du vocabulaire car il n’est pas du tout question de civilités. Le narrateur perd peu à peu la plupart de ses illusions sur l’Humain, au vu de l’inhumain dont seul ce dernier est capable. On ressent avec lui le désarroi devant l’impuissance, la lâcheté obligée… Ce sont les illusions perdues et parfois brièvement retrouvées, comme quand l’honnêteté jaillit, contre toute attente, du plus extrême dénuement.

On lit ici des passages effroyables et l’on imagine un peu ce que cela a dû être de vivre ces scènes. On songe alors au nanti que l’on est, contraint de palper ici les misères du monde.

Souvent des phrases nous interpellent : Nos émotions sont déséquilibrées, nous passons du rire aux larmes. Chaque jour nous perdons un peu plus nos repères. Nous vivons sans boussole, heure après heure. J’ai noté aussi le passage sur la survie qui sacralise la loi du plus fort. Et, entre autres, cet extrait, vers la fin, sans concession envers soi-même : mais oui, j’ai aimé ma « mission » au milieu de ces jeunes tueurs, ces coupeurs de routes, ces estropiés. Le mythe du Blanc éclairé, hyperactif, l’air soucieux, qui sauve le monde a la vie dure. La vérité, c’est que le bon Blanc prend son pied.

Pour finir, un mot sur l’écriture : belle, sincère, vivante et surtout, surtout légère, en contrepoint de cette thématique bien lourde. À lire, sans modération.

Source : https://claudecolson.wordpress.com/2015/02/04/lecture-travers-de-routes-de-damien-personnaz/

Sincérité

Quel régal que ce livre pour le témoignage qu’il apporte entre le Pakistan, l’Afghanistan, l’Inde, le Népal entre autres mais aussi pour sa gravité. On est emballé par l’écriture concise, l’évocation des paysages mais aussi des peuples, personnes rencontrées (victimes, humanitaires, bourreaux parfois) et des sentiments de l’auteur, fort de ses illusions, délesté des toute gravité avant d’évoluer au fur et à mesure de ses pérégrinations. Voilà de la sincérité et on évite aussi toute commisération, beaux sentiments et sans rentrer dans le témoignage larmoyant.

Passion de lecteur – 3/01/2015
http://passiondelecteur.over-blog.com/2015/01/travers-de-route-l-humanitaire-cahin-caha-de-damien-personnaz.html