Tu vivras toujours
Tu vivras toujours : l’insoutenable lourdeur du non-être

TUVIVRASTJRS-une (2)« Le tombeau des morts est le cœur des vivants. » Cette phrase de conclusion, librement empruntée à l’historien romain Tacite, pourrait, à elle seule et sous forme de maxime, suffire à résumer le projet scriptural qui anime ce bref récit de moins de 100 pages. Après avoir, de par sa profession d’enseignant-chercheur, beaucoup lu, beaucoup écrit sur la littérature en commentant ce que faisaient les autres – on lui doit ainsi de nombreux travaux critiques autour de l’œuvre d’Hervé Guibert, écrivain-météore dont il s’est fait une spécialité et auquel il a consacré un mémoire de maîtrise et une thèse de doctorat –, Arnaud Genon change de costume. À l’aube de la quarantaine, il ose s’aventurer de l’autre côté du miroir et prendre à son tour la plume pour accoucher de ce très beau premier livre qu’est Tu vivras toujours. (suite…)

Chronique de « Tu vivras toujours » sur le site de l’APA

TUVIVRASTJRS-une (2)L’indicible douleur de la perte

Il aura fallu d’abord à Arnaud Genon devenir parent à son tour pour qu’il puisse se délivrer de ce livre, le récit de la mort prématurée de sa mère, quand il n’avait que treize ans. « J’ai depuis longtemps ce livre en moi, écrit l’auteur. Il relate la disparition de ma mère, alors que j’étais encore un enfant. C’est un court roman, plus précisément une autofiction, c’est-à-dire une autobiographie consciente de son impossibilité : je ne suis jamais que la fiction de mes souvenirs, de ma mémoire. C’est un livre sur l’enfance et l’innocence, sur l’aveuglement et la perte. Sur l’écriture, aussi. Un livre du ‘je’ que j’aimerais croire universel : un enfant, sa maman, la mort. » (suite…)

Un récit tout à fait juste en somme, parfait équilibre entre le  »moi » et le  »nous », émouvant sans pathos, littéraire sans effets marqués. Simplement juste.

TUVIVRASTJRS-une (2)Images douces amères de l’amour maternel, de la perte, de l’entrée dans l’adolescence, d’une époque révolue aussi, les années 80, sans Internet, bidules portables ni consoles de jeu… 78 pages, un récit court, qui va à l’essentiel, rapiéçant par les mots les moments, les impressions, sentiments, comblant les vides ou abdiquant devant l’oubli. L’autofiction peut dériver vers l’hermétisme de l’ego, un quant à soi laissant le lecteur comme inerte. Il n’en est rien ici. En mettant a nu, par l’artifice littéraire, cette part de soi, ce moment à lui, Arnaud Genon nous parle aussi de nous, par le jeu d’affinités générationnelles peut-être – une enfance dans les années 80 -, socio-géographiques aussi – la France des classes moyennes, la Province, le Sud-Ouest (nous sommes à Pau) -, ou simplement humaines : l’amour, les liens familiaux, la mort, la maladie. […] Une écriture d’autant plus juste qu’Arnaud Genon en connaît mieux que d’autres les ressors, les impasses. Un récit tout à fait juste en somme, parfait équilibre entre le  »moi » et le  »nous », émouvant sans pathos, littéraire sans effets marqués. Simplement juste.

Extrait de la chronique de Tu vivras toujours sur le site Parutions, par Thomas Roman
Le deuil en littérature

TUVIVRASTJRS-une (2)« Je trouve que le deuil en littérature est un sujet difficile tant chacun le ressent différemment. J’ai souvent beaucoup de mal à m’identifier et à partager la douleur de l’autre. Ça n’a pas été le cas ici où les choses sont amenées avec beaucoup de délicatesse. […] Un très beau texte à l’écriture simple et élégante, tout en sensibilité, un très bel hommage que rend l’auteur à sa mère disparue. »

 

À propos de Tu vivras toujours, extrait de l’article « Deux textes courts et percutants » sur Madimado’s blog
« Tu vivras toujours » dans le magazine « L’impératif »
Le 9 juin 2016 | 0 Commentaire(s) | Presse, Tu vivras toujours

L'im

Nouveauté : « Tu vivras toujours », Arnaud Genon
Le 11 mai 2016 | 0 Commentaire(s) | Tu vivras toujours

Tu vivras toujours, 78 pages – 10 euros, à paraître le 30 mai 2016 dans la coll. Traces

TUVIVRASTJRS-une (2)

J’ai depuis longtemps ce livre en moi. Il relate la disparition de ma mère, alors que j’étais encore un enfant. C’est un court roman, plus précisément une autofiction, c’est-à-dire une autobiographie consciente de son impossibilité : je ne suis jamais que la fiction de mes souvenirs, de ma mémoire. C’est un livre sur l’enfance et l’innocence, sur l’aveuglement et la perte. Sur l’écriture, aussi. Un livre du « je » que j’aimerais croire universel : un enfant, sa maman, la mort.


L’auteur, Arnaud Genon, est enseignant-chercheur. Il travaille depuis plusieurs années sur l’œuvre d’Hervé Guibert et plus généralement sur la littérature de soi, l’autofiction et la littérature contemporaine. Auteur de plusieurs ouvrages et articles universitaires, Tu vivras toujours est son premier écrit destiné à un plus large public.


Parce que quelques extraits valent mieux que de longs discours élogieux, nous vous en proposons quelques uns ci-dessous, en plus des premières pages proposées sur la page du livre. (suite…)