Cinq minutes avec Alexandra Rivault
Le 20 juin 2019 | 0 Commentaire(s) | Collisions, Portraits & entretiens
A.Rivault-ConvertImageAlexandra Rivault a toujours été passionnée par la lecture et l’écriture. Elle a travaillé dans le domaine scientifique puis dans les métiers de la qualité et de la gestion des risques. Aujourd’hui chargée de mission indépendante dans le secteur de la santé, elle parvient à se ménager du temps pour écrire. Une histoire lui « démangeait » les doigts depuis plusieurs mois et lui a inspiré la trame de son premier roman, Collisions.

Alexandra Rivault, qui êtes-vous ?

Je suis une touche-à-tout, de nature curieuse, plutôt discrète et optimiste. À un peu plus de 40 ans, j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies, toutes aussi intéressantes les unes que les autres. J’ai ainsi été vendeuse en pâtisserie au Vésinet, biologiste spécialisée en génie génétique en Nouvelle-Zélande, chargée de missions en aéronautique en région parisienne, qualiticienne dans la santé, femme au foyer et maintenant, auto entrepreneur et écrivain dans la Vienne. J’ai fait de mon combat contre la timidité une lutte de tous les jours.


Pour un premier roman, vous n’avez pas choisi la facilité ! Comment est née l’intrigue de Collisions ? Était-elle prévue à l’avance?

J’ai toujours écrit. Je commençais souvent des histoires mais je n’avais jamais réussi à les mener jusqu’au bout. Cela m’a permis de m’essayer à plusieurs styles d’écriture. Toutes ces ébauches ont, bien entendu, fini au fond de la corbeille. L’intrigue de ce premier roman « achevé » m’est venue il y a plusieurs années. À l’époque, j’étais en période de transition dans ma vie et j’avais du temps libre. Je me suis demandée ce que pouvaient ressentir des personnes lambda confrontées à des situations extrêmes, ce qui poussait certains à agir et les motivait dans leurs choix. J’ai eu envie d’écrire sur ce sujet… Voilà comment est née l’histoire. L’intrigue s’est construite au fur et à mesure des pages. Je voulais moi-même être surprise par les rebondissements. En gros, j’ai laissé le temps à mon histoire de mûrir et d’évoluer par elle-même jusqu’à ce que la lectrice que je suis en soit parfaitement satisfaite.


Collisions est un roman choral avec de nombreux personnages. Y a-t-il un personnage que vous préférez ou dont vous vous sentez plus proche ?

J’aime quand il y a du mouvement, de l’entropie, de la diversité. Le monde est fait de tout cela. Et puis, je voulais trouver un moyen pour que les chemins de ces personnages si opposés se croisent. Je n’ai pas réellement de préférence. Chacun de mes personnages porte un peu de moi. D’autant plus qu’il a fallu que je me projette littéralement dans leur esprit, que je leur donne vie, pour ainsi dire, afin de mieux retranscrire leurs émotions ou mieux orienter leurs choix. Que l’on se rassure, je leur laisse tous leurs écarts de conduite qui sortent tout droit de mon imagination et non pas de mon vécu. Pour le reste, j’avoue m’être fortement inspirée de mon entourage pour affiner certains personnages secondaires, jusqu’à leur façon de parler ou de se déplacer. Mais c’est aussi une question de confort : on écrit plus facilement sur ce que l’on connait.


Avez-vous un prochain projet d’écriture ?

Oui. Évidemment. J’ai mis le doigt dans l’engrenage et suis devenue « addict ». Je n’ai malheureusement pas autant de temps que je le voudrais mais mon statut professionnel me permet de me dégager quelques semaines par an dédiées à l’écriture. Et puis, à mon plus grand étonnement, ce sont mes proches qui m’y incitent. Ils veulent une suite à « Collisions ». J’étudie la question mais ai déjà commencé une autre histoire, qui sort tout droit de mes vieux manuscrits inachevés sans jamais avoir totalement quitté mon esprit. J’espère que cette prochaine histoire saura, elle aussi, prendre vie au fil des pages.

 

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