Cinq minutes avec Héloïse Combes
Le 26 mai 2016 | 0 Commentaire(s) | Mon bel orage, Portraits & entretiens

Héloise Combes NBChanteuse, auteur-compositeur, écrivain et photographe, Héloïse Combes est une artiste aux territoires variés. Elle est l’auteur à la Rémanence du roman Mon bel orage et de plusieurs autres livres parus ou à paraître chez divers éditeurs.


Héloïse, qui êtes-vous ?

Difficile de répondre simplement à une telle question  !

Il paraît que, comme vous l’avez dit, je suis chanteuse, auteur-compositeur, écrivain et photographe… Mais je suis avant tout un être humain qui essaie de vivre au plus près de ses valeurs, et j’aime les chemins de traverse, la nature, la poésie. Et puis je suis une maman.


À quand remonte l’écriture pour vous ?

Je ne sais plus… Depuis ma plus tendre enfance, j’ai vu ma mère un stylo ou un livre à la main. C’est elle qui m’a donné le goût des mots, le goût de mettre des mots sur des émotions.

Déjà, petite fille, j’aimais écrire des lettres. Puis adolescente, je griffonnais des poèmes ou des idées de chansons dans mes cahiers de collégienne, particulièrement pendant les cours de maths… (Sourires ) C’est dans cette continuité que j’ai écrit mes premiers textes, dont beaucoup dorment dans des tiroirs (les écrits publiés ne sont que la partie émergée de l’iceberg !)


Écrire une chanson ou un récit, est-ce une création similaire ?

Je dirais… non… et oui  !

Non, car il m’arrive d’écrire un texte de chanson en à peine une heure, alors qu’un récit demande du temps, des semaines voire des mois. Une chanson jaillit de mon cœur spontanément, sans effort, tandis qu’un récit est une immersion longue dans un univers, une avancée à tâtons sur un chemin parfois semé d’embûches…

Mais dans le fond, dans les deux cas, j’ exprime par des mots  mon amour de Vivre.


Comment vous est venu le thème de Mon bel orage ?

Ce thème qui a suscité quelques réactions d’incompréhension, voire de gêne ou de rejet  ?

J’ai puisé dans ma vie, puis je l’ai transformée… Vous n’en saurez pas plus… (Sourires)

Nous vivons dans une société que je trouve très fausse sous ses airs bien-pensants, très cloisonnée même quand à l’inverse on prône partout la liberté. Je n’aime pas les barrières, les étiquettes, l’hypocrisie, alors je ne tiens pas compte des critères de cette société, ni dans ma vie, ni dans ma création. J’obéis à d’autres valeurs, des valeurs «de base» : j’aime la liberté vraie de mener sa vie comme on l’entend sans juger son prochain. Et puis j’aime le ciel, la terre, la joie, l’amour inconditionnel et l’entraide entre les êtres humains.

Quelques lecteurs disent que Mon bel orage parle de pédophilie. Je ne le vois pas comme ça. Un amour, c’est un amour, un cœur qui s’enflamme, un soulèvement. J’ai voulu raconter un amour atypique, sans issue, un amour parfois désespéré, sa part d’ombre, mais sa part de beauté, de lumière, aussi.


Pourriez-vous nous présenter brièvement vos autres parutions ?

Errances autour de Gargilesse, mon dernier ouvrage, paru aux éditions Alyce Liner, est un livre de mes photographies argentiques. Avant ça, il y a eu Isa la trop blanche et le thé de l’amitié, un conte pour enfants inspiré d’une coutume africaine (Yseult éditions). Et puis La sagesse du maître de thé, conte en prose et haïkus illustré par Georges Lemoine, chez Gallimard, La petite nageuse du Nil, aux éditions Oskar… Quelques autres livres, et mes disques Eaux douces et La nouvelle H… Et bientôt, un recueil de poèmes intitulé Poèmes d’une petite bergère.


Écriture, photo, musique, vous êtes une artiste « touche-à-tout ». Si vous deviez qualifier votre univers en quelques mots, quels seraient-ils ?

Je ne sais pas… Un univers qui cherche à tendre de plus en plus vers la lumière. Je voudrais célébrer la Vie, saisir des bribes du mystère d’Être, aussi.


Merci beaucoup à Héloïse.
Pour aller plus loin : http://heloise-combes.blogspot.fr/


Présentation de Mon bel orage


MONBELORAGE-couv-une2 « Rien ne semblait devoir arriver. Rien ne semblait pouvoir exister d’autre que ce brouhaha cotonneux des couloirs, ces bousculades adolescentes chaque heure à la porte d’une salle de classe qu’on quittait, chaque heure, pour une autre salle de classe où tout serait pareil : chaque heure le bruit de troupeau qui s’engouffre puis freine, dérapages de semelles en caoutchouc doublés de grincements de chaises, et ensuite l’ennui, la voix soporifique du prof, l’ennui, la craie blanche qui crisse sur le tableau vert sombre, l’ennui, le néon qui crépite toujours un peu, une gomme qui tombe, le vol métallique d’une punaise qui traverse la pièce et bute sur la vitre, un papier qu’on froisse, un rire étouffé, l’ennui…

C’est arrivé pourtant. Dans le préfabriqué de tôle qui tenait lieu de salle de dessin à l’écart des grands bâtiments. Une brèche soudain dans le cœur lourd du géant noir.»


Mon bel orage est le très joli roman d’une passion impossible, d’une quête de liberté. Par son style et son sujet, elle n’est pas sans rappeler certains textes de Valérie Valère (Malika ou un jour comme tous les autres, 1983, notamment) qui avait marqué tant de lecteurs dans les années 80 et 90. L’écriture est fluide, épurée et ne fait, dans son économie même, jamais l’économie d’une certaine poésie. C’est sombre et lumineux à la fois, comme un orage flamboyant, comme un amour fauché… La cause littéraire

Un roman court, sensuel et poétique… Le blog de Michel Sodobre

Mon bel orage, 104 pages, papier 14 € – numérique 4.99 €
Voir la page du livre


Pas d’âme à ça, chanson extraite de l’album Eaux douces

Paroles, musique et chant : © Héloïse Combes

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